Ousmane Sonko a annoncé lundi que les députés de Pastef ne soutiendraient pas les prochaines lois de finances si elles ne prévoient pas un cadre légal pour les fonds spéciaux. Le Premier ministre s’exprimait lors d’un point de presse consacré à la loi de finances rectificative (LFR) 2026. Il a présenté cette exigence comme un engagement politique déjà porté par son camp.
Selon les éléments rapportés après cette rencontre, Pastef entend déposer des amendements afin de limiter la gestion discrétionnaire de ces ressources et d’en renforcer le contrôle. Ousmane Sonko estime que les fonds spéciaux doivent être encadrés par des dispositions légales suffisamment précises, plutôt que de relever uniquement de mécanismes administratifs ou réglementaires.
Le chef du gouvernement a également prévenu que les députés de la majorité pourraient rejeter les textes budgétaires concernés si la procédure du vote bloqué était utilisée. Cette position intervient alors que le débat sur la LFR 2026 se déroule dans un contexte de fortes tensions autour des équilibres financiers de l’État et de la trajectoire de redressement économique. Cette annonce place la transparence budgétaire au centre du prochain bras de fer parlementaire.
La question des fonds spéciaux a déjà été examinée par le Conseil constitutionnel, qui a invalidé le 15 octobre une loi organique portant sur leur encadrement. La nouvelle prise de position de Pastef ouvre donc une séquence parlementaire sensible. Les prochains amendements et les échanges entre le gouvernement et les députés permettront de mesurer si un compromis juridique peut être trouvé avant l’examen des prochains projets de loi de finances.



