Dialogue social : le Premier ministre demande un moratoire sur les grèves
Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo demande un moratoire sur les grèves et annonce le renforcement des concertations avec les syndicats.
Le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, a demandé jeudi aux organisations syndicales d’observer un moratoire sur les grèves générales et sectorielles annoncées. Lors d’une rencontre avec les partenaires sociaux, il a appelé les syndicats à privilégier le dialogue jusqu’à leur prochaine réunion avec le gouvernement.
Le chef du gouvernement a proposé un mécanisme progressif de règlement des différends. Les revendications doivent d’abord être examinées par les autorités compétentes, puis portées devant le Premier ministre en l’absence de solution. Les dossiers qui resteraient sans issue pourraient ensuite être soumis au président de la République. Cette méthode doit permettre de traiter les revendications dans un cadre ordonné, avec des responsabilités clairement identifiées et un calendrier de suivi partagé entre l’État et les représentants des travailleurs.
Ahmadou Al Aminou Lo a également annoncé le renforcement des concertations sectorielles et une révision concertée de la feuille de route du dialogue social. Des états des lieux contradictoires, associant les différentes parties, devront améliorer le suivi des engagements de l’État. Des comités de dialogue social doivent par ailleurs être installés dans les ministères avant la fin du mois de décembre.
Cette initiative intervient alors que plusieurs secteurs connaissent des tensions. Le Front syndical pour la défense des travailleurs maintient notamment un mot d’ordre de grève du 21 au 23 octobre si aucune réponse concrète n’est apportée à ses revendications, tandis que le G7 de l’enseignement a annoncé une mobilisation aux mêmes dates. Le gouvernement veut désormais privilégier la médiation, notamment dans l’éducation et la santé, pour éviter une paralysie des services et préserver la continuité de l’année scolaire.
