La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Alliance des États du Sahel (AES) ont décidé, samedi 17 octobre à Dakar, de créer des groupes de travail thématiques conjoints. Cette initiative doit préparer la conclusion d’un accord-cadre de coopération entre les deux organisations sous-régionales, dans un contexte marqué par le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO.
L’annonce a été faite à l’issue des premières discussions tenues dans la capitale sénégalaise. Selon le communiqué conjoint lu par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, les groupes de travail auront pour mission d’examiner les domaines d’intérêt commun et de mener des échanges techniques. Leurs conclusions seront ensuite soumises aux ministres avant une prochaine session.
Les deux délégations ont affiché la volonté de parvenir à un cadre « équilibré » et « réaliste », respectueux des intérêts des pays concernés. Elles souhaitent également que leurs relations reposent sur le bon voisinage, le respect de la souveraineté, de la dignité et du bien-être des populations ouest-africaines. Le communiqué souligne par ailleurs les liens historiques, socioculturels et économiques unissant les peuples de la région.
La délégation de la CEDEAO était conduite par Cheikh Niang, ministre sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères. Celle de l’AES était dirigée par Karamoko Jean-Marie Traoré, qui préside le comité ministériel de pilotage de la confédération. Cette rencontre prolonge les consultations engagées à Bamako en mai 2025. La date et le lieu de la prochaine session de négociations formelles seront fixés par voie diplomatique.




