Davos | Tensions transatlantiques : Christine Lagarde quitte un dîner officiel après un discours virulent contre l’Europe
Un incident diplomatique marquant s’est produit en marge du Forum économique mondial de Davos, illustrant la crispation croissante entre les États-Unis et l’Europe. La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a quitté brusquement un dîner officiel après un discours particulièrement critique du secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, visant directement les politiques économiques européennes. Un geste rare, immédiatement interprété comme un signal politique fort.
Selon plusieurs sources présentes, le responsable américain aurait vivement attaqué la stratégie industrielle de l’Union européenne, dénonçant ce qu’il considère comme des pratiques protectionnistes, des subventions excessives et une volonté de concurrencer frontalement les États-Unis sur les technologies clés. Le ton employé, jugé agressif et peu diplomatique, aurait provoqué un profond malaise parmi les invités européens, avant le départ remarqué de Christine Lagarde.
Ce geste symbolique traduit l’aggravation des tensions transatlantiques, déjà alimentées par les désaccords sur le commerce, l’industrie verte, les droits de douane et la politique monétaire. Il intervient dans un contexte où Washington adopte une ligne de plus en plus dure vis-à-vis de ses alliés traditionnels, privilégiant une approche unilatérale au nom de la défense de ses intérêts économiques nationaux.
À Davos, cet épisode a renforcé le sentiment d’un climat de défiance durable entre l’Europe et les États-Unis. Pour de nombreux observateurs, le départ de Christine Lagarde dépasse le simple incident protocolaire : il incarne une Europe qui refuse désormais d’encaisser sans réagir des attaques frontales sur sa souveraineté économique. Un signal fort, à l’image d’une relation transatlantique entrée dans une phase de turbulence assumée.
