Sénégal : Plainte contre Madiambal Diagne : de lourdes accusations formulées par son fils devant la DIC
Une affaire familiale aux implications judiciaires potentiellement lourdes secoue l’actualité sénégalaise. Selon des informations rapportées par Libération, Mouhamed Diagne aurait déposé, le 21 janvier, une plainte visant son père, Madiambal Diagne, ainsi que sa tante. Le dossier, enregistré à la Division des investigations criminelles (DIC), porterait sur une série d’accusations graves, allant du faux et usage de faux à des faits présumés de blanchiment de capitaux. À ce stade, il s’agit d’allégations qui restent à vérifier et qui n’ont pas encore donné lieu à une décision judiciaire.
Toujours d’après le quotidien, Mouhamed Diagne, actuellement assigné à résidence, n’aurait pas été convoqué dans les locaux de la police. Les enquêteurs se seraient déplacés à son domicile pour l’auditionner, une procédure exceptionnelle mais prévue par la loi dans certaines circonstances. Lors de cette audition, il aurait confirmé l’intégralité des griefs contenus dans sa plainte, affirmant disposer d’éléments étayant ses accusations. Les chefs d’inculpation évoqués incluraient notamment l’usurpation d’identité, l’escroquerie, l’abus de confiance, le détournement de fonds sociaux, le recel, ainsi que des abus de pouvoirs liés à la gestion de structures ou d’intérêts financiers.
Les faits reprochés, s’ils étaient avérés, pourraient exposer les personnes mises en cause à de lourdes conséquences judiciaires. Toutefois, plusieurs sources proches du dossier rappellent que le dépôt d’une plainte ne vaut pas reconnaissance des faits. L’enquête préliminaire devra permettre aux autorités compétentes de vérifier la matérialité des accusations, d’entendre les différentes parties et d’analyser les documents ou flux financiers éventuellement cités par le plaignant. À ce stade, aucune mise en examen officielle n’a été annoncée.
Cette affaire intervient dans un contexte où les litiges familiaux à dimension patrimoniale ou entrepreneuriale sont de plus en plus médiatisés, notamment lorsque des personnalités publiques sont concernées. Des observateurs estiment que le dossier pourrait également comporter des enjeux civils ou successoraux sous-jacents, hypothèse qui reste à confirmer. En attendant les conclusions de l’enquête de la DIC, le principe de la présomption d’innocence demeure pleinement applicable à toutes les personnes citées, dans l’attente d’éventuelles suites judiciaires.
