Sénégal : cinq pays veulent renforcer le suivi des financements climatiques
Réunis à Saly, cinq pays africains francophones préconisent d’associer davantage les ministères des Finances au suivi des financements climatiques.
Des représentants du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Cameroun et des Comores ont plaidé mercredi à Saly, dans le département de Mbour, pour une implication directe des ministères des Finances dans le suivi des financements climatiques. Cette orientation doit améliorer la transparence des flux et la traçabilité des dépenses consacrées à l’action climatique.
La recommandation a été formulée à l’ouverture d’un atelier de trois jours consacré à l’harmonisation des mécanismes de suivi de la finance climat. Madeleine Diouf Sarr, directrice du changement climatique et des financements verts, a insisté sur la nécessité de mesurer les actions menées sur le terrain et d’évaluer les besoins financiers réels des pays participants.
Les représentants du ministère sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique ont rappelé que la transparence ne pouvait plus relever des seuls services spécialisés dans le climat. Les départements chargés des Finances interviennent dans les arbitrages budgétaires et doivent, à ce titre, contribuer au contrôle de l’utilisation des ressources destinées à l’adaptation et à la lutte contre les changements climatiques.
Les travaux doivent déboucher sur des résultats et des recommandations communs, qui seront présentés le 13 novembre en marge de la COP31, prévue à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre. Pour les participants, l’objectif est de produire des informations directement utiles à la décision publique, alors que les effets du changement climatique pèsent déjà sur les économies et les populations africaines. Le dispositif doit aussi faciliter le suivi des engagements pris par les différents partenaires.
