Lanceurs d’alerte : l’OFNAC veut renforcer la protection dans les administrations
L’OFNAC veut renforcer le rôle des contrôleurs internes pour protéger les lanceurs d’alerte et appliquer la loi n° 2025-14 au Sénégal.
L’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) veut renforcer le rôle des inspecteurs et contrôleurs internes des ministères et organismes publics dans la protection des lanceurs d’alerte au Sénégal. Son président, Moustapha Ka, l’a annoncé mercredi à Dakar lors d’un atelier consacré à la vulgarisation de la loi n° 2025-14 du 4 septembre 2025.
Cette rencontre, organisée avec la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), réunit une cinquantaine de participants issus des ministères et organismes parapublics. Les échanges portent notamment sur la confidentialité des signalements et sur les mécanismes destinés à prévenir les représailles contre les personnes qui dénoncent de bonne foi des pratiques contraires à l’intérêt général. La démarche vise aussi à rendre le nouveau cadre juridique mieux compris par les agents chargés de recueillir et d’orienter les alertes au quotidien dans chaque service public.
Pour l’OFNAC, les contrôleurs et inspecteurs internes occupent une position stratégique dans la détection des irrégularités et l’orientation des alertes. Des référents doivent être désignés au sein des administrations afin de faciliter la réception et le traitement des signalements. Le dispositif doit également tenir compte des risques professionnels, des atteintes à la réputation et des intimidations auxquels les lanceurs d’alerte peuvent être exposés.
Les travaux, prévus sur deux jours, comprennent des communications, des études de cas et des travaux de groupe. Ils doivent aboutir à des recommandations sur l’application effective du statut et de la protection des lanceurs d’alerte, ainsi que sur le décret d’application de la loi. L’objectif affiché est d’installer des procédures claires et une culture durable de confidentialité dans les administrations sénégalaises.
