Les recommandations issues du séminaire international consacré à la protection des lanceurs d’alerte doivent contribuer à l’élaboration des décrets d’application de la loi sénégalaise du 4 septembre 2025. L’annonce a été faite mercredi 21 octobre 2026 à Dakar par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Moussa Sarr.
Ouverte pour trois jours, la rencontre réunit des médiateurs, des procureurs, des poursuivants et des parlementaires de l’espace francophone. Les participants examinent les conditions nécessaires à un dispositif plus clair, plus rapide et plus protecteur pour les personnes qui signalent des faits susceptibles de porter atteinte à l’intérêt général.
Les discussions portent sur la répartition des responsabilités dans la réception et la vérification des alertes, leur transmission au ministère public ainsi que la mise en œuvre des mécanismes de protection. Au Sénégal, les signalements peuvent notamment passer par l’Office national de lutte contre la corruption avant d’être transmis au procureur pour les suites judiciaires appropriées. Le respect des délais de traitement et la confidentialité de l’identité figurent parmi les garanties mises en avant dans les services publics concernés.
Le séminaire prolonge les échanges engagés à Tirana, en Albanie, en 2025, sur la prévention et la détection des atteintes à l’intégrité dans les services publics. Les travaux de Dakar, prévus jusqu’au 23 octobre, doivent déboucher sur une Déclaration de Dakar et des recommandations destinées aux gouvernements et aux parlements francophones. Ils permettront aussi de confronter les approches juridiques sur la rémunération des lanceurs d’alerte, prévue dans certains dispositifs mais discutée dans plusieurs systèmes.


