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30 novembre 2025

Afrique de l’Ouest : Ousmane Sonko dénonce une « combine illégale » en Guinée-Bissau et exige la poursuite du processus électoral

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko est monté au créneau ce vendredi en réagissant vivement à la situation politique tendue en Guinée-Bissau. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de « combine illégale », faisant allusion aux blocages et irrégularités qui auraient perturbé le déroulement normal du processus électoral dans le pays voisin. Selon lui, les autorités bissau-guinéennes portent atteinte à la transparence et à la crédibilité du scrutin, au détriment de la volonté populaire.

Dans sa déclaration, Sonko a exigé la reprise immédiate des opérations électorales et la publication sans délai des résultats officiels. Pour le chef du gouvernement sénégalais, seule une communication claire et publique des chiffres permettra d’éviter une escalade politique dans un contexte déjà fragile. Il a également insisté sur la nécessité de respecter les principes démocratiques et les procédures convenues, estimant que toute tentative d’entrave pourrait menacer la stabilité de la région.

Le Premier ministre a par ailleurs réclamé la libération de Domingos Simões Pereira, figure majeure de la vie politique bissau-guinéenne, qui serait privée d’accès à ses médicaments depuis son interpellation. Il a jugé cette situation « inadmissible », rappelant les obligations humanitaires auxquelles sont tenues les autorités en cas de détention. Sonko a souligné que le traitement réservé au leader politique pourrait aggraver les tensions internes et nuire davantage à l’image du pays.

Cette prise de position ferme du Sénégal intervient à un moment où la Guinée-Bissau traverse une nouvelle crise institutionnelle, marquée par des interventions militaires et des contestations autour du pouvoir. Les déclarations d’Ousmane Sonko s’inscrivent ainsi dans un appel plus large destiné à encourager un retour à l’ordre constitutionnel et à prévenir toute dérive autoritaire dans la sous-région.