La société civile sénégalaise appelle les autorités à privilégier le dialogue après le rejet, mardi, du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale. Dans une déclaration rendue publique jeudi, plusieurs organisations demandent au président Bassirou Diomaye Faye et au président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, de rechercher une issue concertée à cette séquence budgétaire.
Le texte rejeté prévoyait une révision des équilibres financiers de l’État pour tenir compte de l’évolution des recettes, des dépenses et des engagements publics. Son examen intervient dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer la transparence budgétaire et de clarifier les données financières transmises aux institutions et aux citoyens. Ces enjeux concernent directement le financement des services publics, la trajectoire de la dette et la capacité de l’État à respecter ses priorités sociales.
Les organisations signataires estiment que la situation ne doit pas se transformer en blocage durable entre l’Exécutif et le Parlement. Elles recommandent une concertation élargie, fondée sur des informations vérifiables et un débat public permettant de mieux comprendre les choix retenus. Cette démarche pourrait aussi contribuer à préserver la confiance des partenaires économiques et sociaux, dans un cadre institutionnel apaisé et transparent.
La suite dépend désormais des consultations qui pourraient être engagées par les autorités. Au-delà du sort de la LFR 2026, la controverse pose la question de la qualité du dialogue institutionnel et du contrôle démocratique des finances publiques. La société civile souhaite que les prochaines étapes privilégient l’intérêt général, la stabilité et la lisibilité de l’action publique.





