Le Sénégal prévoit de construire 180 forages et 120 châteaux d’eau dans le cadre du renforcement de l’hydraulique rurale. Ces infrastructures doivent être réalisées à l’horizon de fin 2027 afin d’améliorer l’accès à l’eau potable dans plusieurs zones confrontées à des difficultés d’approvisionnement. L’objectif affiché est aussi de réduire les interruptions de service qui pénalisent les ménages, l’élevage et les activités agricoles.
L’annonce a été faite mercredi à Louga par le ministre de l’Assainissement et de l’Hydraulique, Cheikh Tidiane Dièye. Le programme doit s’appuyer sur les interventions d’urgence de l’État et sur la deuxième phase du projet d’alimentation en eau potable des populations rurales. Les travaux devront être hiérarchisés en fonction des besoins recensés dans les territoires.
Les autorités ont également évoqué le Grand transfert d’eau, présenté comme une première étape des « autoroutes de l’eau ». Ce projet devrait contribuer à desservir 58 communes rurales. Plusieurs localités de la région de Louga, dont Keur Momar Sarr, Pété Ouarack, Nguer Malal, Thiamène et Koki, sont concernées par les difficultés liées notamment à la salinité des eaux. La qualité de la ressource constitue ainsi un autre enjeu pour les populations.
La réforme de l’hydraulique rurale prévoit par ailleurs un transfert progressif de l’exploitation des ouvrages à des opérateurs privés. À Louga, les élus ont demandé une implication accrue de l’État et des collectivités dans les futurs contrats d’affermage. L’Office des forages ruraux souligne, de son côté, qu’une partie du parc a dépassé sa durée de vie, ce qui rend nécessaires des investissements pour sécuriser durablement la continuité du service. Le suivi de l’exécution sera déterminant.




