Un accord vient d’être signé au Sénégal pour renforcer la sécurisation de sept couloirs prioritaires dans le Sud-Est, où l’orpaillage clandestin continue de poser des défis aux autorités. L’initiative associe les services chargés des Mines et les forces de défense et de sécurité autour d’un même objectif : mieux encadrer les zones d’exploitation et limiter les activités illégales.
Cette démarche intervient dans un contexte marqué par la volonté de l’État de reprendre le contrôle des espaces miniers exploités en dehors des règles. Les autorités cherchent notamment à réduire les risques liés à l’occupation anarchique des sites, à la circulation de personnes et de matériels, ainsi qu’aux conséquences environnementales de pratiques non réglementées.
La sécurisation des couloirs prioritaires doit permettre de clarifier les zones d’intervention et de faciliter la coordination entre les administrations concernées. Elle vise aussi à améliorer le suivi des acteurs présents sur le terrain, sans confondre l’exploitation artisanale autorisée avec les activités clandestines. Les opérations devront être conduites avec des règles connues, afin d’éviter les incompréhensions et de renforcer la confiance des communautés riveraines. La réussite de l’accord dépendra toutefois de son application effective dans les localités concernées.
Pour les populations du Sud-Est, cette coopération est présentée comme un moyen de mieux protéger les territoires et de prévenir les tensions autour des sites aurifères. Elle devra être accompagnée d’un dialogue avec les communautés, d’un contrôle régulier et d’alternatives crédibles pour les personnes qui dépendent de l’activité minière. L’accord ouvre ainsi une nouvelle étape dans la lutte contre l’orpaillage clandestin au Sénégal.





