Le projet de loi de finances rectificative (LFR) pour 2026 a été rejeté mardi 3 novembre par l’Assemblée nationale. Les députés ont adopté une question préalable, ce qui a mis fin à l’examen du texte gouvernemental sans débat au fond. Le scrutin a donné 109 voix pour, 20 contre et 3 abstentions, sur 132 votants.
La procédure retenue permet à l’hémicycle de conclure qu’il n’y a pas lieu de poursuivre l’étude d’un projet de loi. Présentée par le député Amadou Ba, elle a empêché l’ouverture de la discussion générale sur les équilibres budgétaires proposés par l’exécutif. Le projet de loi n° 40/2026 ne sera donc pas examiné article par article au cours de cette séance.
Ce vote intervient après deux rejets successifs du texte par la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, les 23 et 30 octobre. Les échanges ont fait apparaître des désaccords sur la sincérité des prévisions, le niveau du déficit et la transparence des documents transmis aux députés. Le gouvernement défendait, de son côté, la nécessité d’ajuster les recettes et les dépenses de l’État. Cette séquence parlementaire constitue un revers important pour l’exécutif à ce stade.
Le rejet ouvre une nouvelle phase d’incertitude autour des ajustements budgétaires attendus pour 2026. L’exécutif devra apprécier les suites institutionnelles et financières à donner à cette décision, alors que le gouvernement et la majorité parlementaire restent en désaccord sur les choix économiques et la trajectoire des finances publiques. La question du dialogue entre les deux institutions demeure désormais centrale.





