Le Sénégal a lancé, samedi 24 octobre à Ndiaganiao, dans le département de Mbour, sa campagne nationale de vaccination du cheptel pour la période 2026-2027. L’opération vise à renforcer la protection des animaux, réduire les pertes et sécuriser les revenus des familles qui dépendent de l’élevage.
Le ministre chargé de l’Élevage, Ousmane Diagne, a fixé un objectif de huit millions d’ovins et de caprins ainsi que 3,1 millions de bovins. Le programme prévoit aussi la vaccination de 300 000 équidés et de deux millions de volailles rurales, soit plus de 13 millions d’animaux ciblés.
La campagne doit contribuer à prévenir la peste des petits ruminants, la péripneumonie contagieuse bovine, la dermatose nodulaire contagieuse bovine, la peste équine et la maladie de Newcastle. Sa réussite dépendra de la mobilisation des services vétérinaires, des collectivités territoriales, des praticiens privés, des organisations professionnelles et des éleveurs sur l’ensemble du territoire.
Le bilan de la campagne 2025-2026 est jugé encourageant, avec près de sept millions de petits ruminants et plus de 2,7 millions de bovins vaccinés contre les principales maladies ciblées. Les autorités veulent désormais renforcer la couverture, la chaîne du froid, les équipements et les infrastructures de vaccination. Pour le gouvernement, la santé animale reste étroitement liée à la santé humaine, à la sécurité alimentaire et à la stabilité économique des ménages ruraux. Le choix de Ndiaganiao traduit aussi la volonté de rapprocher l’action publique des éleveurs et des territoires. Des équipes seront déployées pour améliorer l’accès aux opérations dans les zones éloignées.




