Le Sénégal veut inscrire dans la durée son mécanisme national d’orientation (MNO) destiné aux migrants de retour. Le directeur des Sénégalais de l’extérieur, Abdou Karim Cissé, a défendu cette orientation mercredi 21 octobre 2026 à Dakar, lors d’un atelier consacré à la présentation et à la finalisation du plan de durabilité du dispositif.
Le MNO doit permettre d’identifier les besoins individuels des personnes revenues au pays, de les orienter vers les services compétents et d’assurer le suivi de leur parcours. L’objectif est de mieux coordonner les réponses liées à l’information, à la formation, à l’emploi, au financement, à l’accompagnement social et au soutien psychosocial.
Pour Abdou Karim Cissé, la pérennisation du mécanisme repose sur une appropriation nationale forte, une coordination efficace entre les acteurs et la mobilisation de ressources durables. La cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations au Sénégal, Aïssata Kane, a insisté sur l’ancrage institutionnel et juridique, le renforcement des capacités opérationnelles et l’équité territoriale dans l’accès aux services.
La validation du plan doit désormais transformer les acquis techniques du MNO en engagements assortis de responsabilités, d’un calendrier et de modalités de suivi. Les échanges doivent aussi préciser les moyens de coordination entre administrations, collectivités territoriales, partenaires techniques et structures d’accompagnement. L’OIM souhaite renforcer l’implication du secteur privé, des structures de formation et des dispositifs d’insertion professionnelle et d’entrepreneuriat. Pour les migrants de retour, l’enjeu est de disposer d’un accompagnement plus lisible et continu afin de favoriser leur réintégration sociale et économique au Sénégal et dans les territoires.





