La grève générale annoncée par le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) se poursuit ce jeudi 22 octobre au Sénégal. Le mouvement, prévu du 21 au 23 octobre, intervient sur fond de revendications liées au pouvoir d’achat, à l’emploi, aux retraites et à la protection sociale.
Les organisations syndicales demandent également l’application des accords conclus avec l’État et contestent plusieurs réformes adoptées sans concertation suffisante, selon les déclarations relayées par l’Agence de presse sénégalaise. Elles réclament notamment une baisse du coût des denrées, de l’eau, de l’électricité et des hydrocarbures.
Le gouvernement, qui avait appelé les centrales à surseoir au mot d’ordre, met en avant la poursuite du dialogue social. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a proposé un moratoire de trois mois afin de favoriser une trêve et de préserver le Pacte national de stabilité sociale. Les autorités ont aussi contesté la légalité du préavis et rappelé les obligations liées à la continuité de certains services publics.
Les syndicats estiment que cette mobilisation doit peser sur les négociations sectorielles et obtenir un calendrier précis pour le règlement des dossiers en attente, alors que plusieurs catégories de travailleurs disent subir la hausse des charges quotidiennes. Le 22 octobre apparaît ainsi comme une étape importante avant la fin du préavis. À la Senelec, le SUTELEC maintient parallèlement son propre mouvement jusqu’au vendredi 23 octobre, autour de revendications portant notamment sur la prime liée aux résultats bénéficiaires. Le niveau de perturbation peut varier selon les secteurs et les régions. Les discussions entre le gouvernement et les représentants des travailleurs restent déterminantes pour éviter une prolongation de la crise sociale.




