La junte militaire au pouvoir au Burkina Faso a officiellement rétabli la peine de mort, marquant une étape majeure dans la politique pénale du pays depuis plusieurs années. Le régime a annoncé son intention de procéder à ce changement en adoptant un projet de loi en décembre dernier. La décision intervient après une période où la peine de mort avait été supprimée en 2018, dans le cadre d’une révision du cadre juridique national visant à aligner les lois sur des principes plus modernes et respectueux des droits humains. Cependant, la nouvelle législation montre une orientation différente, en remplaçant cet engagement en faveur de l’abolition par une politique plus ferme face à la criminalité. La réintroduction de la peine capitale suscite à la fois des critiques et des soutiens, certains estimant qu’elle pourrait être une mesure dissuasive face à la violence croissante, tandis que d’autres dénoncent une atteinte aux droits de l’homme et à l’éthique judiciaire. La mise en œuvre de cette décision devrait faire l’objet de discussions et d’analyses dans les semaines à venir, alors que la communauté internationale continue de suivre de près l’évolution de la situation politique au Burkina Faso. La population locale, quant à elle, reste partagée quant aux implications de cette réintroduction, dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans plusieurs régions.
La junte du Burkina Faso rétablit la peine de mort après son abolition en 2018





