Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public juge illicite la grève générale annoncée par plusieurs centrales syndicales les 21, 22 et 23 octobre au Sénégal. Dans un communiqué publié mardi, il estime qu’un préavis unique adressé au seul ministère chargé du Travail ne peut pas couvrir simultanément les secteurs public, parapublic et privé.
Le Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT), qui regroupe treize syndicats, a maintenu son appel à la mobilisation dans plusieurs branches, notamment l’éducation, la santé, l’enseignement supérieur et l’électricité. Le collectif réclame l’application d’accords sociaux, la revalorisation des pensions, le paiement de primes et la généralisation de l’indemnité de logement.
Selon le ministère, les procédures diffèrent selon le statut des travailleurs. Dans le secteur privé et parapublic, le Code du travail prévoit notamment une phase de règlement des différends collectifs avant le dépôt d’un préavis de trente jours. Pour les agents de la Fonction publique, un délai d’un mois après notification écrite à l’autorité compétente est rappelé. Le gouvernement avertit qu’un mouvement engagé en dehors de ces règles peut entraîner des retenues sur salaire et des sanctions disciplinaires.
Cette tension intervient alors que le Sénégal prépare les Jeux olympiques de la jeunesse, prévus du 31 octobre au 13 novembre. Le ministère appelle les centrales à préserver la continuité du service public et à reprendre les discussions, en rappelant la demande du Premier ministre d’un moratoire jusqu’en janvier 2027. Le FSDT doit désormais préciser la suite donnée à son mot d’ordre, tandis que les revendications restent au cœur du dialogue social.




