Le Sénégal a lancé officiellement sa Taxonomie verte, un cadre destiné à orienter les investissements vers des activités compatibles avec les exigences environnementales. Présenté lundi comme un instrument stratégique, ce dispositif doit aussi faciliter la mobilisation de financements en faveur de la transition écologique. Il apporte un langage commun aux acteurs publics, privés, financiers et territoriaux pour apprécier la dimension durable des projets.
Adoptée en mai 2026, la Taxonomie verte définit des critères permettant d’identifier les activités qui contribuent réellement aux objectifs environnementaux. Elle doit aider à distinguer les projets répondant à ces exigences des opérations simplement présentées comme vertes, en renforçant la transparence des décisions d’investissement. Le Sénégal cherche ainsi à mieux aligner ses ressources avec ses priorités climatiques et de développement.
Cette démarche intervient alors que le pays veut accroître l’accès aux financements verts. Le ministre chargé du Budget, Bassirou Sarr, a cité les initiatives engagées avec la Banque agricole, Swami Agri, la Senelec et Baobab Sénégal pour promouvoir des investissements durables. Ces acteurs peuvent contribuer à financer des projets liés à l’énergie, à l’agriculture, à l’efficacité des ressources et à la résilience des territoires.
Le lancement de cet outil ouvre désormais une phase de mise en œuvre. Son efficacité dépendra de l’application concrète des critères, de la qualité du suivi et de la capacité des porteurs de projets à produire des informations vérifiables. En donnant davantage de visibilité aux investissements respectueux de l’environnement, le Sénégal espère attirer des capitaux mieux orientés et accélérer durablement sa transition écologique.




