Madagascar : un an après le coup d’État, la jeunesse déçue face aux promesses non tenues de la junte
Un an après le renversement du président Andry Rajoelina à Madagascar, le mouvement de protestation de la « gen Z » malgache continue de nourrir des espoirs, mais peine à concrétiser ses attentes. Lancé en septembre 2025, ce mouvement de la jeunesse a été à l’origine de la chute de l’ancien président, portée par une volonté de changement profond dans la gouvernance du pays. Cependant, après plusieurs mois, les promesses d’une « refondation » du pouvoir formulées par la junte militaire restent largement lettre morte, suscitant frustration et désillusion parmi les jeunes activistes qui avaient dare-dare fait entendre leur voix pour un changement radical.
Les jeunes Malgaches, toujours mobilisés dans la rue, dénoncent la lenteur et l’inefficacité de la transition politique entreprise depuis le coup d’État. La promesse d’un renouveau démocratique semble jusqu’ici pavée de bonnes intentions absentées sur le terrain. La situation alimente un sentiment d’attente déçue chez ceux qui avaient espéré une évolution rapide et une véritable réformation du système politique malgache. La défiance envers la junte grandit, alors que les ambitions de la jeunesse pour un avenir plus juste et démocratique semblent se heurter à une réalité plus complexe et plus silencieuse que prévu.
