Tomboronkoto : la réinstallation liée à la mine d’or au cœur des négociations
À Tomboronkoto, dans la région de Kédougou, les habitants négocient les conditions de leur réinstallation liée à l’extension de la mine de Mako.
À Tomboronkoto, dans la région de Kédougou, les habitants se préparent à quitter leur village pour permettre l’exploitation d’un gisement aurifère lié à la mine de Mako. La réinstallation est désormais au centre des discussions avec Petowal Mining Company (PMC), mais les conditions du départ restent au cœur des préoccupations locales.
Les populations demandent notamment des garanties sur l’indemnisation, la préservation des terres agricoles, les moyens de subsistance et le patrimoine du village. Le chef de village, Nfaly Keïta, souligne que le projet ne concerne pas seulement le déplacement des habitations. Il touche aussi les activités économiques, les liens communautaires et le cimetière, auxquels les habitants restent fortement attachés.
Le site d’orpaillage artisanal situé à proximité du village constitue un autre point sensible. Des femmes y lavent la terre pour rechercher de petites quantités d’or et expliquent que cette activité contribue directement aux revenus de nombreux ménages. Les représentants des jeunes et des femmes réclament donc un processus transparent, équitable et attentif aux besoins des groupes les plus vulnérables.
PMC assure que les négociations se déroulent dans un cadre concerté. Les habitants souhaitent toutefois que leurs doléances soient précisément intégrées aux futures décisions, notamment l’attribution d’un nouveau couloir d’orpaillage artisanal. La réussite de la réinstallation dépendra ainsi de la clarté des indemnisations, de la protection des activités locales et de la capacité des parties à préserver la cohésion de cette communauté ancienne. Un calendrier public et des mécanismes de suivi pourraient également rassurer les familles concernées pendant les différentes étapes du projet.
