« Diomaye peut détruire Sonko en 24 heures » : la déclaration choc de Madiambal Diagne relance le débat politique
Le journaliste Madiambal Diagne a livré une lecture particulièrement tranchée des rapports de force entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Invité d’une émission animée par Aïssatou Diop Fall, il a affirmé que le chef de l’État disposerait de suffisamment de leviers pour « détruire Sonko » en moins de 24 heures s’il le souhaitait. Il s’agit toutefois de l’opinion personnelle du journaliste, et non d’un fait établi sur les intentions du président.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions politiques entre les deux anciens alliés. Madiambal Diagne présente la fonction présidentielle et les moyens institutionnels dont dispose le chef de l’État comme des éléments déterminants dans ce rapport de force. Il ne fournit cependant pas, dans les extraits publiés, d’éléments permettant d’établir l’existence d’un plan de Bassirou Diomaye Faye visant personnellement Ousmane Sonko.
Au même moment, Bassirou Diomaye Faye cherche à projeter à l’international une image centrée sur le multilatéralisme. À la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le 24 septembre à New York, il a défendu un système international davantage fondé sur le droit, la coopération et une représentation plus équitable des États africains. Il a également apporté son soutien à l’initiative ONU80, destinée à rendre l’organisation moins bureaucratique, plus agile et plus efficace.
Le président sénégalais a par ailleurs plaidé pour une réforme de la gouvernance mondiale et de l’architecture financière internationale, ainsi que pour une meilleure représentation de l’Afrique dans les institutions de décision. Ce discours diplomatique contraste avec l’intensité du débat politique intérieur autour de ses relations avec Ousmane Sonko. Mais les déclarations de Madiambal Diagne et le positionnement international de Bassirou Diomaye Faye relèvent de deux registres distincts : les premières constituent une analyse politique du journaliste, tandis que le second correspond aux positions officiellement défendues par le chef de l’État devant l’ONU.
