Sénégal : la SAR signe un accord pour construire une deuxième raffinerie - SENEGAL24NEWS
24 septembre 2026

Sénégal : la SAR signe un accord pour construire une deuxième raffinerie

La SAR et Yamata ont signé à New York un protocole pour construire une deuxième raffinerie au Sénégal, d’une capacité annoncée de quatre millions de tonnes par an.

Societe Africaine de Raffinage du SENEGAL - SAR

La Société africaine de raffinage (SAR) et le groupe Yamata ont signé, mercredi à New York, un protocole d’accord pour la construction d’une deuxième raffinerie pétrolière au Sénégal. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de renforcement de la souveraineté énergétique et de développement de capacités industrielles nationales.

Le projet porte sur une capacité annoncée de quatre millions de tonnes par an. Les informations publiées à l’issue de la signature évoquent un investissement de plusieurs milliards de dollars, avec des estimations qui varient selon les sources. Le protocole constitue à ce stade un cadre de coopération : les modalités techniques, financières et le calendrier détaillé devront encore être précisés.

Pour le Sénégal, cette infrastructure doit contribuer à mieux couvrir la demande nationale en produits raffinés et à réduire la dépendance à l’égard des approvisionnements extérieurs. Elle pourrait également soutenir la transformation locale, créer des emplois spécialisés et renforcer la place du pays dans la chaîne énergétique régionale. La SAR exploite déjà la raffinerie historique du pays, dont la modernisation accompagne la montée en puissance de la production pétrolière et gazière.

La prochaine étape consistera à approfondir les études et à sécuriser les accords nécessaires à la réalisation du projet. Les autorités et les partenaires devront notamment clarifier le montage financier, le site, les normes environnementales ainsi que les conditions d’approvisionnement en brut. La capacité annoncée et le coût final pourront donc évoluer avant une éventuelle décision d’investissement définitive. Les retombées pour les consommateurs dépendront aussi du niveau de production effectivement atteint et du cadre tarifaire qui sera retenu.