Assemblée nationale : une troisième session extraordinaire convoquée pour le 18 septembre
Réuni sous la présidence d’Ousmane Sonko, le Bureau de l’Assemblée nationale a adopté l’arrêté sur les dépenses spéciales et convoqué la troisième session extraordinaire, ouverte vendredi 18 septembre 2026.
Ousmane SONKO - PRESIDENT ASSEMBLEE NATIONALE SENEGAL
Le Bureau de l’Assemblée nationale a convoqué la troisième session extraordinaire de l’année 2026. Réunie mardi 15 septembre sous la présidence d’Ousmane Sonko, l’instance a fixé l’ouverture de cette session au vendredi 18 septembre à 10 heures. Selon le communiqué de l’institution parlementaire, l’ordre du jour a lui aussi été arrêté lors de cette réunion. Le Bureau a en outre adopté l’arrêté relatif aux dépenses spéciales, qui encadre l’usage et le suivi de ces enveloppes.
Cette convocation s’inscrit dans une année parlementaire dense. La première session extraordinaire de 2026 avait examiné trois projets de loi et huit propositions de loi, dont une portant sur les régimes juridiques des crédits spéciaux. La deuxième, ouverte à l’initiative de l’Exécutif, avait été consacrée à la déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, prononcée le 8 septembre devant les députés.
Le dossier des dépenses spéciales alimente depuis plusieurs semaines un débat nourri entre le Parlement et l’Exécutif. En août, le Conseil constitutionnel avait déclaré irrecevable une proposition de loi relative aux fonds spéciaux, après la saisine du gouvernement, qui avait suspendu la procédure. Le nouvel arrêté du Bureau impose que chaque engagement laisse une trace, en précisant qui décide, pour quel objet et pour quel montant.
L’ouverture de la session, vendredi, devrait permettre aux groupes parlementaires de se positionner sur les textes inscrits à l’ordre du jour. Des députés réclament déjà la publication de l’arrêté adopté par le Bureau, afin que les modalités de contrôle soient publiques. Au-delà du calendrier, l’enjeu porte sur la transparence des ressources gérées par l’institution qui vote le budget national.
