Dette du Sénégal : les créanciers s’organisent autour de White & Case
Les détenteurs d’obligations souveraines du Sénégal ont constitué un groupe et mandaté le cabinet américain White & Case avant les discussions sur le traitement de la dette.
Les détenteurs d’obligations souveraines du Sénégal commencent à s’organiser avant l’ouverture des discussions sur le traitement de la dette publique. Ils ont constitué un groupe de créanciers et mandaté le cabinet d’avocats américain White & Case pour les conseiller dans cette nouvelle étape financière.
Ce cabinet intervient régulièrement sur les opérations de financement, les marchés de capitaux et les restructurations de dettes souveraines. Son arrivée aux côtés des porteurs d’obligations donne une indication du niveau de préparation des créanciers, alors que Dakar cherche un accord compatible avec ses intérêts budgétaires et sa capacité de remboursement. La démarche concerne les investisseurs exposés aux titres de dette du pays et pourrait peser sur le calendrier des échanges à venir désormais.
Cette mobilisation intervient après l’accord conclu au niveau des services entre le Sénégal et le Fonds monétaire international. Annoncé le 1er septembre, ce projet de nouveau programme de financement porte sur environ 2,2 milliards de dollars et doit encore recevoir l’approbation des instances dirigeantes du FMI. Les autorités sénégalaises ont parallèlement présenté un Plan de traitement de la dette publique.
Le dispositif gouvernemental vise à rétablir la soutenabilité de la dette et à réduire la pression du service de la dette sur les finances publiques. Le Sénégal prévoit notamment de privilégier le traitement de la dette libellée en devises étrangères et de recourir au Cadre commun renforcé du G20. Les négociations s’annoncent sensibles : elles devront préserver la confiance des investisseurs tout en limitant l’impact des ajustements sur l’économie et les dépenses publiques.
