Ministère de la Santé : deux cadres en garde à vue dans une affaire présumée de 390 millions FCFA
1 septembre 2026

Ministère de la Santé : deux cadres en garde à vue dans une affaire présumée de 390 millions FCFA

Deux cadres du ministère de la Santé ont été placés en garde à vue à la DIC dans une affaire présumée de 390 millions FCFA, selon Seneweb.

Actualites news presse

Deux cadres du ministère de la Santé ont été placés en garde à vue à la Division des investigations criminelles (DIC) dans une affaire présumée de 390 millions FCFA. Selon Seneweb, il s’agit de Pape Abdourahmane D., gestionnaire à la Direction des ressources humaines, et d’Alioune S., adjoint au chef de la division Formation initiale. L’enquête les vise pour association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, ainsi que blanchiment de capitaux.

Les premières informations relayées ce lundi indiquent que les faits reprochés s’étendraient de 2021 à juillet 2026. Les enquêteurs soupçonnent un système de manipulation des allocations de stage destinées aux étudiants en septième année de médecine. Les montants étaient envoyés par mobile money, ce qui aurait permis d’intégrer dans le fichier de paiement des numéros appartenant à des proches, présentés comme des « marionnettes » dans le dossier.

Toujours selon la même source, la supercherie aurait été mise au jour après des réclamations répétées sur des paiements non reçus. Un gestionnaire nouvellement arrivé aurait ensuite demandé les états de versement et repéré plusieurs incohérences, dont des numéros personnels liés aux deux cadres mis en cause. Le dossier a alors été transmis à la DIC, saisie à la suite d’une plainte du ministère.

Cette affaire, si elle se confirme, pourrait peser lourd dans le débat sur la traçabilité des aides publiques et la sécurisation des circuits de paiement. À ce stade, les personnes citées restent présumées innocentes et l’enquête doit encore établir l’ampleur exacte des détournements, les responsabilités individuelles et l’usage réel des sommes en cause.