Scandale foncier à Keur Massar : La DIC stoppe un présumé escroc accusé d'avoir soutiré 102 millions FCFA - SENEGAL24NEWS
26 août 2026

Scandale foncier à Keur Massar : La DIC stoppe un présumé escroc accusé d’avoir soutiré 102 millions FCFA

Selon Seneweb, la DIC a interpellé à Keur Massar un homme visé par une affaire présumée d’escroquerie foncière portant sur 102,250 millions de francs CFA.

Prison – arrestation – senegal24news

Selon Seneweb, la Division des investigations criminelles (DIC) a interpellé à Keur Massar un homme présenté comme impliqué dans une affaire présumée d’escroquerie foncière portant sur 102,250 millions de francs CFA. Cinq plaignants ont saisi les enquêteurs au mois d’août 2026 pour dénoncer des opérations liées à des parcelles situées à Darou Thioub, dans une zone où la pression foncière reste forte.

Le premier plaignant affirme avoir remis 50 millions de francs CFA en mars pour l’acquisition de cinq parcelles, avec la promesse de recevoir notifications, délibérations, plans et autorisation du site. Il dit avoir découvert ensuite que certaines parcelles étaient déjà occupées par d’autres personnes, qui en revendiquaient aussi la propriété.

Les quatre autres plaignants disent avoir versé 22,5 millions, 11,65 millions, 10 millions et 8,1 millions de francs CFA pour d’autres terrains. Entendu sur procès-verbal, le mis en cause aurait reconnu avoir reçu les cinq montants, tout en soutenant avoir remis des documents administratifs et en avançant qu’une autorité municipale aurait attribué les mêmes parcelles à plusieurs personnes.

À l’issue de son audition, il a été déféré au parquet de Dakar pour escroquerie au foncier, tandis que l’enquête se poursuit pour éclairer les responsabilités et le circuit exact des attributions. Cette affaire rappelle la sensibilité persistante du foncier en périphérie dakaroise, où les doublons de titres, les ventes multiples présumées et les conflits d’occupation alimentent régulièrement tensions et procédures judiciaires. Le dossier pourrait aussi relancer le débat sur la sécurisation des transactions et la vérification des titres.