Travailleurs domestiques : des députés réclament plus de protection sociale
L’Assemblée nationale a ouvert mardi un nouveau front de discussion autour de la protection des travailleurs domestiques. Au cours de l’examen des projets de loi n°15/2026 portant Code du travail et n°16/2026 portant Code de la sécurité sociale, plusieurs députés ont insisté sur la vulnérabilité de cette catégorie, souvent exposée à de longues journées de travail et à des revenus modestes.
Thérèse Faye a notamment estimé qu’un salaire plafond évoqué dans un arrêté récent ne permettait même pas d’atteindre 80 000 francs CFA, jugeant le niveau de rémunération insuffisant au regard des tâches accomplies. D’autres élus ont aussi plaidé pour une meilleure prise en compte des femmes qui exercent dans les maisons sans couverture sociale effective, ni mécanisme de contrôle suffisamment visible.
Dans l’hémicycle, Ousmane Diop et Fodé Mané ont interrogé le gouvernement sur le temps de travail réel de ces employés, les voies de recours disponibles en cas de litige et l’encadrement des agences de placement qui se multiplient sur le marché. Les parlementaires ont appelé à un cadre plus clair pour éviter les abus, protéger les familles employeuses et mieux sécuriser les contrats.
Cette séquence illustre la place prise par le débat social dans la réforme du droit du travail. Au-delà du texte, l’enjeu porte sur la capacité de l’État à garantir des droits concrets à des travailleurs souvent invisibles, mais essentiels au fonctionnement des ménages, à la stabilité du secteur domestique et à l’équilibre du marché de l’emploi au Sénégal, dans les prochaines semaines.
