Cybersécurité au Sénégal : le projet de loi présenté à l’Assemblée pour protéger les infrastructures critiques
13 août 2026

Cybersécurité au Sénégal : le projet de loi présenté à l’Assemblée pour protéger les infrastructures critiques

Présenté à l’Assemblée nationale, le projet de loi sur la protection des infrastructures critiques veut renforcer la souveraineté numérique et la sécurité des services essentiels au Sénégal.

Cybercriminalite – cybersecurity – hacking

À Dakar, le projet de loi relatif à la protection des infrastructures critiques et à la sécurité numérique a été présenté jeudi à l’Assemblée nationale. Porté par le ministère des Télécommunications et du Numérique, le texte veut renforcer la souveraineté numérique du Sénégal et mieux protéger l’administration publique, l’économie nationale et les services essentiels contre la dépendance aux technologies numériques.

Le gouvernement explique que la future loi doit prévenir des cyberattaques susceptibles de viser des systèmes vitaux et d’entraîner des perturbations majeures pour les citoyens. Elle prévoit un cadre juridique gradué, avec un socle de sécurité pour les réseaux ordinaires et une supervision renforcée pour les infrastructures critiques, ainsi que l’identification des installations considérées comme prioritaires.

Le projet annonce aussi des mesures obligatoires d’analyse des risques, de sauvegarde et de chiffrement des données sensibles. Il prévoit la création d’une autorité nationale de cybersécurité, accompagnée d’un CERT national, de CERT sectoriels et de services dédiés aux opérations de cybersécurité, afin de mieux détecter, surveiller et traiter les incidents. Cette architecture doit permettre une réponse plus rapide en cas d’attaque.

Au-delà de la protection technique, le texte veut soutenir l’hébergement local des données publiques, encadrer l’externalisation numérique et favoriser l’émergence d’un marché sénégalais de la cybersécurité. L’État espère ainsi créer des emplois qualifiés, renforcer la continuité des services essentiels et installer durablement la confiance dans les usages numériques, alors que la sécurité informatique devient un enjeu stratégique pour le pays et que le parcours parlementaire doit désormais se poursuivre dans les prochaines étapes législatives.