Haute Cour de justice : le bracelet électronique d’Aïssatou Sophie Gladima levé
La Haute Cour de justice a levé le bracelet électronique d’Aïssatou Sophie Gladima et renvoyé son procès après les vacances judiciaires.
La Haute Cour de justice a ordonné, ce mercredi 22 juillet, la levée du bracelet électronique imposé à l’ancienne ministre Aïssatou Sophie Gladima. D’après plusieurs sources concordantes, la juridiction a également décidé de renvoyer l’examen du dossier après les vacances judiciaires, à la demande de la défense. L’intéressée comparaissait dans une procédure où elle est poursuivie pour des faits présumés liés à la gestion de fonds publics, notamment escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et complicité. À ce stade, aucune décision sur le fond n’a été rendue et l’ancienne ministre continue de contester les faits qui lui sont reprochés.
Le dossier s’inscrit dans les procédures ouvertes devant la Haute Cour de justice concernant d’anciens membres du gouvernement. Selon les informations disponibles, l’accusation s’appuie notamment sur des éléments liés à un rapport de la Cour des comptes et à un projet d’unité de traitement gravimétrique à Kédougou. La défense rappelle que Mme Gladima avait été placée sous contrôle judiciaire après une période de détention provisoire en 2025. Depuis cette étape, elle était soumise au port du bracelet électronique, une mesure désormais levée par la juridiction.
Lors de l’audience, présidée par le juge Mouhamadou Mansour Mbaye, les avocats de la défense ont sollicité un renvoi afin de disposer de davantage de temps pour préparer le dossier. Ils ont notamment évoqué la réception récente de certaines notifications et l’arrivée de nouveaux conseils. Me François Sarr a également soutenu que sa cliente s’était conformée aux décisions de justice et que le maintien du bracelet ne se justifiait plus, l’instruction étant considérée comme achevée par la défense. Des arguments médicaux et personnels auraient aussi été présentés pour expliquer les difficultés liées au port du dispositif.
Cette décision constitue une évolution procédurale importante, sans équivaloir à un abandon des poursuites. Le procès devrait reprendre après la pause judiciaire, période pendant laquelle les conseils de la défense pourront compléter la préparation de leurs moyens. Pour la Haute Cour de justice, l’enjeu restera de trancher sur la base des éléments du dossier et du respect des droits de la défense. L’affaire demeure suivie de près, dans un contexte national marqué par les procédures de reddition des comptes visant d’anciens responsables publics.
