Santé : le SAMES réclame la reprise des négociations avec l’État
20 juillet 2026

Santé : le SAMES réclame la reprise des négociations avec l’État

Sames

Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) demande à l’État de reprendre sans délai les négociations autour de ses revendications. L’organisation syndicale, réunie en Comité exécutif national à Louga du 17 au 19 juillet, appelle également ses membres à rester mobilisés en vue d’un plan d’action annoncé comme imminent. Selon les informations de l’APS, reprises par plusieurs médias, cette position figure dans le communiqué final des travaux du syndicat.

Cette réunion intervient dans un contexte de réformes annoncées au sein de la fonction publique. Le SAMES estime que ces évolutions pourraient avoir des effets directs sur le statut, la carrière, les conditions de travail et la rémunération des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes. Le secrétaire général national du syndicat, Dr Diabel Dramé, a indiqué que cette session avait permis d’examiner les principaux défis du secteur de la santé et les orientations de l’organisation depuis l’installation de son nouveau Bureau exécutif national.

Parmi les revendications mises en avant figurent la création d’un statut particulier pour les praticiens concernés, l’instauration d’un salaire minimum de base, une pension de retraite jugée digne et acceptable, ainsi qu’un dispositif d’intégration plus inclusif dans la fonction publique. Le syndicat souhaite aussi la mise en place rapide d’un groupe de travail technique chargé de formuler ses contributions aux réformes en cours et de garantir sa participation effective aux discussions nationales.

Le dossier pourrait peser sur le climat social dans le secteur sanitaire si aucun cadre de dialogue n’est relancé dans les prochains jours. Le SAMES affirme avoir validé les points de sa plateforme revendicative et demandé le suivi du préavis de grève déposé en juin 2026. Pour les autorités, l’enjeu sera de préserver la continuité du service public de santé tout en répondant aux préoccupations d’un corps professionnel central dans le fonctionnement des structures médicales du pays.