Élections : Diomaye Faye aurait saisi le Conseil constitutionnel sur un possible couplage
17 juillet 2026

Élections : Diomaye Faye aurait saisi le Conseil constitutionnel sur un possible couplage

Conseil constitutionnel senegal

D’après plusieurs sources concordantes, le président Bassirou Diomaye Faye aurait sollicité l’avis du Conseil constitutionnel sur l’hypothèse d’un couplage des prochaines élections législatives et locales. Cette démarche, rapportée ce vendredi après-midi par Dakaractu et Seneweb, interviendrait dans un contexte marqué par l’éventualité d’une dissolution de l’Assemblée nationale à la fin du mois de novembre 2026. À ce stade, aucune décision officielle de dissolution ni de modification du calendrier électoral n’a été annoncée publiquement.

L’enjeu est institutionnel, politique et logistique. Un scrutin couplé permettrait, selon les arguments avancés dans le débat public, de rationaliser l’organisation matérielle des élections et de réduire les coûts liés à deux consultations rapprochées. Mais une telle option nécessiterait un cadrage juridique précis, notamment sur les délais, la durée des mandats concernés, les compétences des organes électoraux et la conformité avec les règles constitutionnelles et électorales en vigueur. Elle impliquerait aussi une préparation administrative importante, de la révision des listes au déploiement du matériel de vote.

Selon les informations disponibles, la saisine viserait donc à obtenir l’éclairage des « sages » avant toute décision formelle. Le Conseil constitutionnel pourrait être appelé à apprécier la faisabilité juridique d’un calendrier électoral jumelé, sans que cette consultation ne préjuge de la décision politique finale. La question intervient alors que les relations entre l’exécutif, le pouvoir législatif et les différentes forces politiques restent observées de près. Les partis, les élus locaux et les candidats potentiels suivront particulièrement la portée de cet éventuel avis.

Les prochaines étapes dépendront d’une communication officielle de la Présidence ou du Conseil constitutionnel. Si l’option est juridiquement validée, elle ouvrirait une séquence politique majeure autour de l’organisation des scrutins, de la préparation des partis et du rôle des organes électoraux. Dans le cas contraire, les élections devraient suivre des calendriers séparés, avec des implications administratives et politiques différentes. La prudence reste donc de mise, en attendant une confirmation institutionnelle et un calendrier clairement établi.