Économie bleue : Diomaye Faye veut faire du Sénégal un hub maritime africain
Le président Bassirou Diomaye Faye a présenté, ce lundi, une nouvelle ambition maritime pour le Sénégal à l’ouverture du Forum international sur le développement durable des transports maritimes et de la logistique dans l’économie bleue. Selon les informations disponibles, le chef de l’État veut faire de la mer un levier de souveraineté, de croissance et d’intégration territoriale. L’objectif affiché est de positionner le pays comme une plateforme africaine de référence dans le transport maritime, fluviomaritime et la logistique.
Le Sénégal dispose d’environ 750 kilomètres de côtes et d’un important réseau fluvial, mais ce potentiel reste encore insuffisamment valorisé. Le chef de l’État a rappelé que les activités portuaires de Dakar ont généré, entre 2022 et 2024, près de 700 milliards de francs CFA et soutenu environ 170 000 emplois, d’après les chiffres relayés par plusieurs médias. Pour les autorités, ces données montrent que l’économie maritime constitue déjà un pilier national, tout en laissant entrevoir des marges de progression importantes.
Parmi les priorités citées figurent la réalisation du port en eau profonde de Ndayane, la modernisation des ports de pêche, le développement de corridors logistiques et la sécurisation des espaces maritimes. Le président a également évoqué la création d’une grande école des métiers de la mer, appelée à évoluer vers une université spécialisée. La stratégie intègre aussi la transition écologique, la préservation des écosystèmes marins et la promotion d’un transport maritime plus durable.
Cette orientation pourrait avoir des effets importants sur la compétitivité du Sénégal, notamment pour le commerce régional, les chaînes de valeur agricoles, minières et industrielles, ainsi que le désenclavement de certaines zones insulaires ou éloignées. Les prochaines étapes porteront sur le financement, la coordination des projets et la capacité de l’État à associer les acteurs portuaires, les collectivités, les pêcheurs artisanaux et le secteur privé. Le gouvernement devra désormais transformer cette feuille de route en investissements visibles et en emplois durables.
