And Gueusseum annonce une grève de 48 heures dans la santé
12 juillet 2026

Santé : And Gueusseum annonce 48 heures de grève les 23 et 24 juillet

Couloir hopital

L’Alliance And Gueusseum annonce un nouveau mouvement de grève de 48 heures dans le secteur de la santé, prévu les 23 et 24 juillet 2026. Selon le communiqué relayé par plusieurs médias sénégalais, l’organisation syndicale affirme vouloir observer cette mobilisation sans prise en charge des urgences ni service minimum, une orientation qui marque un durcissement dans le bras de fer engagé avec le gouvernement. L’annonce intervient à moins de deux semaines de l’échéance et place la continuité des soins au cœur du débat social.

Ce mot d’ordre intervient après l’évaluation du onzième plan d’actions du mouvement, que l’Alliance présente comme largement suivi dans les structures sanitaires. And Gueusseum estime que la grève générale observée le 10 juillet par d’autres centrales syndicales confirme les réserves qu’elle dit porter depuis plusieurs années sur le Pacte de stabilité économique et sociale. Le syndicat reproche notamment aux autorités le non-respect de certains engagements et les ponctions opérées sur les salaires de travailleurs grévistes.

D’après les informations disponibles, les revendications mises en avant concernent notamment l’indemnité de logement pour les agents contractuels du ministère de la Santé et des établissements publics de santé, l’effectivité de la fonction publique territoriale, ainsi que la régularisation foncière liée au programme SUTSAS-Namora à Daga-Kholpa. L’organisation évoque aussi la poursuite du boycott de certaines activités, dont des missions de supervision et des dispositifs de planification du secteur.

Cette nouvelle séquence sociale pourrait entraîner de fortes perturbations dans les structures sanitaires si aucune issue n’est trouvée d’ici la date annoncée. Les prochains jours seront donc déterminants pour mesurer la capacité des autorités et des représentants syndicaux à reprendre le dialogue. Dans un secteur sensible, toute prolongation du conflit expose les usagers à des difficultés d’accès aux soins et place la continuité du service public de santé au centre des préoccupations. Les autorités sanitaires devraient être particulièrement attendues sur les garanties minimales à apporter aux patients.