Affaire Diodio Baabel : Mame Diarra Diop condamnée à deux ans de prison dont deux mois ferme
25 juin 2026

Affaire Diodio Baabel : l’actrice Mame Diarra Diop condamnée à deux ans de prison dont deux mois ferme

Mame Diarra DIOP - Diodio Serie Babel

Le tribunal a rendu son verdict dans l’affaire dite « Diodio Baabel » ce mercredi 25 juin 2026. Mame Diarra Diop, jeune actrice et influenceuse connue sous le nom de « Diodio » dans la série Baabel, a été condamnée à deux ans d’emprisonnement dont deux mois ferme. Les deux autres prévenus poursuivis à ses côtés, Talla Diop et Babacar Diène, ont quant à eux été relaxés au bénéfice du doute. Un mineur également impliqué dans ce dossier fait l’objet d’une procédure distincte devant le tribunal pour enfants, selon plusieurs sources judiciaires concordantes.

L’affaire a éclaté après la diffusion virale sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant la jeune femme en train de manipuler une substance suspecte. Alerté par l’ampleur prise par cette séquence, le procureur de la République s’était autosaisi du dossier, confiant les investigations à la Brigade de recherches de Keur Massar. Lors de l’audience, la prévenue a reconnu être la personne filmée mais a fermement contesté toute consommation de drogue, affirmant qu’elle fumait simplement une cigarette électronique. Elle a également livré une version contestée des conditions de son interpellation, affirmant que les gendarmes auraient forcé la porte de sa salle de bain.

Le ministère public a pour sa part dressé un tableau nettement plus sévère. D’après le parquet, des résidus de cocaïne, un gramme de chanvre indien et plusieurs bouteilles contenant un liquide suspect auraient été découverts dans l’appartement. Le procureur a estimé que les lieux étaient transformés en espace de consommation et avait requis une peine de deux ans d’emprisonnement dont six mois ferme contre les trois prévenus. La défense a vivement contesté ces accusations, dénonçant des conclusions hâtives sur la nature exacte de la substance visible dans la vidéo et l’absence d’éléments matériels probants.

L’actrice a finalement été relaxée des chefs d’association de malfaiteurs et d’incitation à l’usage de drogue, mais reconnue coupable pour le surplus des faits qui lui étaient reprochés. Cette affaire a suscité une attention médiatique particulière en raison de la notoriété de la prévenue, figure montante du paysage audiovisuel sénégalais. Elle relance également le débat sur l’usage des réseaux sociaux comme élément déclencheur de procédures judiciaires, alors que plusieurs voix appellent à un encadrement plus strict des contenus viraux mettant en cause des personnalités publiques.