Assemblée nationale : Abdou Mbow accuse le Pastef de « vouloir imposer la dictature » au Sénégal
24 juin 2026

Assemblée nationale : Abdou Mbow accuse le Pastef de « vouloir imposer la dictature » au Sénégal

ABDOU MBOW

Le député Abdou Mbow a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de dérive autoritaire du pouvoir en place, à l’occasion de l’examen des projets de loi portant Code du travail et Code de la sécurité sociale à l’Assemblée nationale. « Vous êtes un régime qui veut imposer la dictature dans ce pays », a-t-il lancé à l’endroit de la majorité Pastef, accusant le pouvoir de vouloir faire adopter ces textes au forcing, sans rechercher un consensus avec les acteurs du monde du travail.

Selon les informations disponibles, le parlementaire s’est appuyé sur l’article 83 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour soulever une question préalable tendant à ne pas délibérer sur ces textes. Abdou Mbow a rappelé que le climat social est aujourd’hui en ébullition, alors que plusieurs centrales syndicales ont déjà annoncé une mobilisation nationale contre la réforme du Code du travail, pouvant aller jusqu’à une grève générale le 10 juillet prochain.

D’après plusieurs sources concordantes, cette sortie musclée du député Abdou Mbow s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre la majorité présidentielle et l’opposition parlementaire. Le député de Thiès, figure connue de l’opposition, avait déjà multiplié les critiques contre ce qu’il considère comme un passage en force institutionnel de la part du régime en place. « Voter ces projets de loi reviendrait à piétiner le dialogue social », aurait-il notamment déclaré dans l’hémicycle.

Cette nouvelle passe d’armes à l’Assemblée nationale intervient alors que la coalition au pouvoir dispose d’une majorité confortable pour faire adopter ses textes. Le débat sur le Code du travail cristallise les tensions depuis plusieurs semaines, opposant le gouvernement et sa majorité parlementaire aux organisations syndicales et à une partie de l’opposition qui dénoncent une précarisation des travailleurs sénégalais. La suite des débats parlementaires devrait être scrutée de près dans les prochains jours.