Révision constitutionnelle au Sénégal : l'Assemblée nationale fixe l'examen en plénière au 29 juin 2026
20 juin 2026

Révision constitutionnelle au Sénégal : l’Assemblée nationale fixe l’examen en plénière au 29 juin 2026

Ousmane-SONKO-Assemblee-Nationale-Senegal

L’Assemblée nationale du Sénégal a officiellement lancé la phase d’adoption de la proposition de loi portant révision de la Constitution, ce samedi 20 juin 2026, à l’issue d’une réunion de la Conférence des présidents. Le Bureau de l’institution a fixé le calendrier des travaux parlementaires : les députés se réuniront en commission le mercredi 24 juin, avant une séance plénière prévue le lundi 29 juin pour le débat général et le vote final du texte.

Cette accélération soudaine de la procédure fait suite à la réception, ce vendredi 19 juin, de l’avis formel du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur cette proposition de loi initiée par la majorité parlementaire issue de PASTEF, qui dispose de 130 députés sur 165. Selon les informations disponibles, cet avis présidentiel n’aurait pas été communiqué aux membres de la Conférence des présidents, ce qui alimente les interrogations sur la teneur des recommandations du chef de l’État.

Conformément à l’article 103 de la Constitution et à l’article 69 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le processus suit désormais les étapes législatives classiques. La proposition, déclarée recevable dès le 14 juin dernier, a déjà suscité des réserves chez plusieurs constitutionnalistes, dont les professeurs Yaya Niang et Modou Diagne Fada. Le député Aldiouma Sow a notamment dénoncé ce samedi « un vol de paternité et une manœuvre clanique pour défier le président Diomaye », illustrant la polarisation du débat au sein de la classe politique.

Dans un contexte institutionnel tendu, marqué par les récentes frictions entre l’exécutif et le législatif, l’examen en plénière du 29 juin s’annonce comme un moment déterminant de la vie politique sénégalaise. Le vote final des 165 députés déterminera si le texte obtient la majorité requise pour être adopté, ouvrant potentiellement la voie à une modification significative de l’architecture constitutionnelle du pays.