Banque mondiale : la croissance du Sénégal chute de 6,7 % à 2,2 % en 2026 après la révélation d'une dette cachée
17 juin 2026

Banque mondiale : la croissance du Sénégal chute de 6,7 % à 2,2 % en 2026 après la révélation d’une dette cachée

Economie inflation crise economique

La Banque mondiale a revu drastiquement à la baisse ses perspectives économiques pour le Sénégal. Dans ses dernières Perspectives économiques mondiales, l’institution de Bretton Woods ramène sa prévision de croissance du PIB sénégalais à seulement 2,2 % en 2026, contre 6,7 % estimés pour l’année 2025, soit un effondrement de plus de quatre points de pourcentage en l’espace d’un an.

Selon les informations disponibles, deux facteurs principaux expliquent cette dégradation brutale : la révélation d’une dette dite « cachée » et le gel consécutif des financements du Fonds monétaire international (FMI). Ce double choc aurait fragilisé la trajectoire économique du pays, plaçant le Sénégal parmi les économies de la région dont les perspectives ont été les plus sévèrement révisées. L’Ouganda, freiné par des retards dans ses projets pétroliers, et la Côte d’Ivoire, affectée par l’effondrement des cours du cacao, connaissent des difficultés comparables.

D’après plusieurs sources concordantes, le gouvernement sénégalais aurait pris des mesures pour amortir l’impact du conflit au Moyen-Orient sur les ménages les plus exposés, notamment via des ajustements des prix administrés et des transferts sociaux. Ces efforts restent toutefois insuffisants pour inverser une dynamique baissière qui devrait se poursuivre : la Banque mondiale ne table que sur une légère reprise à 2,6 % en 2027, puis 3,0 % en 2028, soit des niveaux très en deçà du rythme de croissance enregistré ces dernières années.

À l’échelle régionale, l’Afrique subsaharienne devrait connaître un léger ralentissement à 4 % en 2026, après 4,1 % en 2025, sous l’effet conjugué de la hausse des prix de l’énergie et du repli de la demande extérieure lié au conflit au Moyen-Orient. Dans ce contexte, les autorités sénégalaises devront conjuguer discipline budgétaire et relance de l’investissement pour restaurer la confiance des partenaires financiers internationaux.