États-Unis : polémique autour d’une vidéo raciste attribuée à Donald Trump, le président refuse de s’excuser
Une vive polémique politique et médiatique secoue la scène américaine après la publication, jeudi 5 février, d’une vidéo à caractère raciste diffusée depuis le compte social du président Donald Trump. La séquence, initialement publiée sur la plateforme Truth Social, montrait brièvement l’ancien président Barack Obama et l’ancienne Première dame Michelle Obama représentés comme des primates, une image longtemps associée à des stéréotypes racistes visant à déshumaniser les personnes noires. Ce segment raciste figurait à la fin d’un clip plus long abordant de fausses allégations autour de l’élection présidentielle de 2020.
Face à l’indignation suscitée par cette publication, qui a rapidement été condamnée par des responsables politiques des deux bords, la Maison-Blanche a retiré la vidéo et indiqué qu’elle avait été postée « par erreur » par un membre du personnel. Néanmoins, Donald Trump a refusé de présenter des excuses, affirmant qu’il n’avait pas vu l’intégralité du contenu avant sa mise en ligne et répétant qu’il n’avait « pas fait d’erreur ». Il a aussi défendu son bilan racial, se déclarant « le président le moins raciste que vous ayez eu depuis longtemps ».
Cette position a été vivement critiquée par des figures politiques, y compris certains membres de son propre camp. Le sénateur républicain Tim Scott, l’un des rares élus noirs du parti, a qualifié la vidéo de « plus raciste » jamais vue émaner de la Maison-Blanche. Des responsables démocrates et des organisations de défense des droits civiques ont également condamné l’incident, le qualifiant de rappel inquiétant des stéréotypes racistes profondément enracinés dans l’histoire américaine.
L’incident intervient en plein Black History Month, une période particulièrement sensible dédiée à la reconnaissance et à la célébration de l’histoire et des contributions des Afro-Américains, ce qui a intensifié la réaction du public et des leaders politiques.
Pour l’heure, Trump maintient qu’il n’a aucune intention d’excuser ou de revenir sur cette affaire, accentuant encore les tensions sur les questions raciales et politiques aux États-Unis à quelques mois d’échéances électorales importantes.
