Crise du cacao en Côte d’Ivoire : un test économique majeur pour le nouveau mandat d’Alassane Ouattara
La Côte d’Ivoire, premier producteur et exportateur mondial de cacao, traverse une zone de fortes turbulences après la chute prolongée des cours internationaux. Cette dégradation des prix affecte directement des millions de planteurs, pilier de l’économie nationale, et met sous pression les équilibres financiers du pays. À peine réinstallé pour un quatrième mandat, le président Alassane Ouattara se retrouve confronté à l’un des défis économiques les plus sensibles de ces dernières années, dans un contexte mondial marqué par l’instabilité des marchés des matières premières.
Face à l’ampleur de la crise, le gouvernement ivoirien a annoncé cette semaine une mesure d’urgence : le rachat de stocks de cacao afin de soutenir les producteurs et de limiter l’effondrement des revenus agricoles. Cette intervention vise à stabiliser le marché intérieur et à éviter une détérioration sociale dans les zones rurales, fortement dépendantes de la filière. Les autorités affirment également travailler sur des mécanismes de régulation plus durables, en lien avec les acteurs du secteur et les partenaires internationaux.
Au-delà de la réponse immédiate, cette crise relance le débat sur la dépendance structurelle de l’économie ivoirienne au cacao. Malgré les efforts de diversification engagés ces dernières années, la filière reste stratégique et vulnérable aux fluctuations mondiales. Pour le chef de l’État, l’enjeu dépasse la conjoncture : il s’agit de rassurer les producteurs, préserver la stabilité économique et démontrer la capacité du pouvoir en place à anticiper et amortir les chocs dans un environnement international incertain.
